PME : vers le bout du calvaire

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Après l’audit et la certification, place au règlement. Cette fois, des assurances sont données. La bonne nouvelle a été révélée par le président du Conseil gabonais du patronat (CPG) à la Chambre de Commerce de Libreville. Des informations précises ont été fournies sur la validation des créances dues aux entreprises fournies par le président du CPG après les travaux du Comité d’audit et de certification de la dette intérieure de l’Etat (CIACDLE).

A ce jour, que le comité a recensé 400 entreprises toutes tailles confondues, objet de 1780 dossiers pour un montant global de 462 milliards de francs. Le montant global, déduit d’impôts et autres taxes, ne fait pas que des heureux. Le CPG se propose de solliciter le président de la République, le PM et l’administration fiscale en vue d’obtenir ce qu’il qualifie de « réconciliation fiscale ». Autrement dit, un moratoire sur le règlement des impôts dus par chaque entreprise. L’égalité des chances que prône le chef de l’Etat doit servir de dynamique aux entrepreneurs.

La matrice élaborée par le CIACDLE tient-il compte des réalités rencontrées sur le terrain ? Le rapport en phase de finalisation se propose d’intégrer les pistes de solutions afin de parvenir à un début de paiement de la dette intérieure de l’Etat.

Selon le président du CPG, « tout porte à croire que nous faisons de la redite quand nous ressassons et nous évoquons chaque jour l’épineux problème de la dette intérieure de l’Etat vis-à-vis de nos entreprises. De prime abord, l’impression qui se dégage est que le gouvernement fait de la sourde d’oreille et manifeste de la mauvaise foi. Et secundo que le pays se trouve vraiment en cessation de paiement ou en banqueroute. Pourtant il n’en est rien. La dette dans un pays a toujours été un facteur de restructuration de l’économie, de nos rapports sociaux. L’endettement est une construction sociale fondatrice de pouvoir. Il est donc inconcevable, voire inacceptable que les gouvernants soient moins réactifs quand il s’agit d’apurer la dette intérieure de l’Etat envers le monde de l’entreprise. Ce qui est un élément fondateur de la croissance si elle était dans les priorités du gouvernement. Il nous faut mettre en place une véritable stratégie d’apurement de la dette intérieure, en somme un accord-cadre où toutes les pistes ne devraient pas être négligées. A ce sujet, nous avons certainement confiance que les plus hautes autorités du pays et le gouvernement vont avoir un sursaut d’orgueil pour mettre à exécution les pistes de solutions innovantes qui sont actuellement proposées par le président du CIACDIE.» En tout état de cause, le patronat est partenaire privilégié de l’Etat.

Du côté du président du CIACDIE, Fabrice Andjoua Bongo Ondimba, les choses sont sur la bonne voie. Explication : « Un travail technique très sérieux, remarquable, professionnel et surtout empreint de patriotisme avec l’ensemble de ses membres et les experts qui ont été recrutés pour accomplir les missions assignées au CIACDIE. » Chapeau !

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