Attaques de Jean Ping contre le pouvoir : Biyoghe Mba et autres aphones

1

Une curieuse attitude d’aphonie est constatée chez certains barons du système qui semblent avoir bouché leurs oreilles face aux attaques perpétrées par Jean Ping contre le régime de l’Emergence.  

 S’il est un homme politique gabonais qui connait bien Jean Ping, c’est Paul Biyoghe Mba. Pour l’avoir côtoyé des années durant lorsqu’ils occupaient l’un le poste de directeur de cabinet plein, l’autre, Paul Biyoghe Mba, celui de directeur de cabinet adjoint chargé des questions économiques et financières. Ceux qui savent disent les deux très liés.

Et, tout justement, Biyoghe Mba sait comment Jean Ping a atterri à la présidence de la République. Il sait que le président Ali Bongo Ondimba a raison sur ce point et qu’il en est en quelque sorte le parrain.

C’est du reste ce qui circulait à l’époque comme information dans les cercles du pouvoir. Et, dans un élan de vérité et d’objectivité devant l’histoire et devant Dieu, André Mba Obame et Albert Yangari pourraient le confirmer. Mais, à vrai dire, ces deux là ne parleront pas pour les besoins de la cause. Pourquoi alors d’autres acteurs de l’époque à l’instar de Biyoghe Mba n’osent pas s’exprimer sur ce point ?

Nous ne faisons pas une fixation sur Biyoghe Mba mais il n’est pas anodin que de relever qu’il est tout de même un membre éminent du Parti démocratique gabonais où il siège au comité permanent du bureau politique. Il a été au surplus le premier, Premier ministre d’Ali Bongo Ondimba dont il fait toujours partie du cercle des privilégiés en sa qualité de président d’une institution constitutionnelle. Poste qu’on ne confie qu’à ceux qui incarnent un système politique.

Dans ce registre, bien de baobabs du régime en place sont muets. On ne les entend pas. On laisse le président de la République, comme un homme seul, monter au créneau. Alors que, dans l’Ogooué Maritime, d’où est originaire Jean Ping, l’on note la présence de personnalités repues grâce au PDG telles que Michel Essongué et Honorine Dossou Naki. Et même le nouvel allié Ndaot semble avoir un air de chien battu. En même temps, il n’y a personne dans la Ngounié pour répondre à Pierre Claver Maganga Moussavou qui recommence à réciter son bréviaire de l’opposant parfait. Ni Doupamby Matoka encore moins Alfred Mabicka Mouyama, personne ne monte au créneau pour porter la contradiction. Dans l’Ogooué Lolo, soit disant temple du régime, c’est le silence radio. Même si Boukoubi s’exprime en tant que secrétaire général du PDG. Mais on aimerait encore plus entendre Guy Nzouba Ndama ou Magnaga.

Tout comme dans le Moyen-Ogooué on aimerait écouter l’écho de la voix de Richard Auguste Onouviet. Dans l’Ogooué Ivindo, seul Alain Claude Billie By Nzé se bat pour le patron alors qu’Issozè Ngondet aurait pu répondre à Ping sur le volet Union africaine. Dans la Nyanga, on aimerait bien entendre Antoine de Padoue Mboumbou Miyakou alias ‘’Ya Mboumb’’ assener les vérités qu’il connait sur les Pédégistes passés à l’opposition. Le Haut-Ogooué n’est pas en reste où presque personne ne se distingue pour descendre dans l’arène soutenir le président.

Au Woleu-Ntem, personne ne se bouscule non plus. Et, dans l’Estuaire, pourquoi Barro Chambrier, le membre du comité permanent, ne s’adresse-t-il pas à Ping ?

On notera que seuls quelques fidèles du président de la République font entendre leurs voix. Ils savent, eux, que la bataille médiatique, a bel et bien commencé et l’on approche de 2016. Que le temps n’attend personne. Qu’il faut donc, d’ores et déjà occuper le terrain pour gagner la bataille de l’opinion.

Share.

About Author

Leave A Reply