Pétrole et gaz exempts, essence et gasoil libéralisés

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Chacun son boulot et tout ira mieux. La décision de procéder à la libéralisation des prix de l’essence et du gasoil remonte au séminaire gouvernemental de la Pointe Denis (Libreville), en janvier 2015.

Régis Immongault, ministre de Développement durable, de l’Economie, de la Promotion des investissements et de la Prospective, trace les grandes lignes de cette mesure : « Cette décision peut paraître tardive. C’est vrai qu’une application de cette décision en février 2015 aurait permis d’économiser environ 60 milliards de francs sur le budget 2015. [Deux raisons sous-tendent cette suppression] Primo, la subvention était devenue inefficace car profitant essentiellement aux plus riches dont les niveaux de consommation en carburant sont estimés de dix à quinze fois supérieurs à ceux des ménages fragiles. Secundo, la subvention exerçait de plus en plus un effet d’éviction sur l’investissement structurant et les véritables dépenses sociales. Durant les six dernières années, elle a coûté près de 700 milliards de francs à l’Etat, soit un montant supérieur au budget d’investissement de 2015. » En clair, explique le ministre, les prix de l’essence et du gasoil sont fonction des fluctuations des prix en cours sur le plan international. Normal, les gens n’ont pas de temps à perdre à suivre les informations économiques portant sur ces questions de l’heure. Ce qui compte à leurs yeux ce sont les élucubrations véhiculées par certaines officines. Deux produits échappent à la mesure de libéralisation. En effet, sont exemptés le pétrole lampant et le gaz domestique. « Ainsi, le prix du pétrole lampant demeure à 275 francs le litre contre 418,25 si on laissait varier le prix. Celui du gaz butane à 5450 francs la bouteille de 12,5 kilos contre 8560 francs si on appliquait le mécanisme du prix à la pompe. » Comme on peut le constater, le Gabon a pris le temps de mûrir la question. Quid des institutions du Brettons Woods ?

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