La crise pétrolière : Les élucubrations de Raymond Ndong Sima

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Les experts et savants en économie et en géostratégie politico-militaire et les responsables des institutions financières internationales telles la Banque mondiale et le FMI sont unanimes quant à la prolongation sur une période plus ou moins longue de la crise pétrolière qui n’est pas prête de s’arrêter les cours vont encore baisser.

L’économie mondiale va donc connaitre un ralentissement dans certains secteurs. Si les grands producteurs comme l’Arabie saoudite, premier producteur mondial ne baisse pas ses taux de production. Ajouté au fait que la levée de l’embargo économique sur l’Iran qui est quatrième producteur mondial de pétrole et premier de gaz naturel va encore augmenter les stocks sur le marché, parce que l’Iran pour relancer son économie paralysée par un long embargo, va très probablement doubler sa production. La situation des pays africains exportateurs de pétrole va sur le plan économique, devenir très difficile du fait que l’essentielle des ressources de ces états proviennent du pétrole. La chute libre du prix du baril du pétrole et la réorganisation de la carte politique au proche orient marquée par les assouplissements économiques accordés à l’Iran qui est devenu un partenaire indispensable dans la recherche des solutions diplomatiques et militaires efficaces pour lutter contre le terrorisme dont l’épicentre se trouve entre la Syrie et l’Irak. Selon la Banque Mondiale, la crise pétrolière n’est pas prête de finir, elle va encore continuer et la situation des Etats producteurs ou pas de pétrole va devenir très difficile à cause du ralentissement des économies des pays comme la chine et l’inde qui sont parmi les gros consommateurs du pétrole. Comme tous les pays exportateurs, les États producteurs d’Afrique sont durement affectés par la chute du prix du pétrole et la réduction des recettes pétrolières depuis 2014. Ce qui amène les Etats à opérer des choix budgétaires très drastiques au détriment de certains secteurs très sensibles. Ainsi, au cours du premier trimestre 2015, presque tous les Etats africains dont les économies dépendent du pétrole ont procédé à des réajustements budgétaires nécessaires pour minimiser l’impact sur l’économie de leur pays suite à cette crise pétrolière qui sévit à travers le monde. Ces réajustements se sont traduits par une réduction de l’investissement public, surtout en infrastructures (plusieurs chantiers ont été arrêtés) qui sont pourtant l’espoir de diversification et de relance de l’économie entrainant parfois une hausse très importante du niveau d’endettement des pays. C’est ce qui est arrivé à la Guinée Equatoriale, au Congo Brazzaville au Cameroun, au Gabon et même le Nigeria premier producteur de pétrole du continent africain n’a pas pu contrebalancer tous les effets négatifs de la crise pétrolière sur son économie. Comme tous les autres pays, le Gabon dont le pétrole et le manganèse sont les deux principales ressources économiques subit de plein fouet les conséquences de la crise du pétrole. Avant la présidentielle de 2009, le pays affichait un taux de croissance inférieur à 1 %. Pour minimiser les effets de la crise annoncée, le PSGE avait prévu une forte augmentation des dépenses publiques dans les infrastructures (transport et électricité) nécessaires au développement de l’activité économique hors pétrole (plus de 12 milliards en 15 ans). Dans ce contexte, plus de 1300 kilomètres de routes ont été bitumés, plus de 700 en cours de bitumage. Dans l’objectif d’aménager plus de 300 kilomètres de voix praticables, plusieurs ponts ont été construits, la route de Port-Gentil en construction, des ports en construction et aménagement. Le Gabon a aussi décidé de transformer la structure de son économie. Avec l’interdiction de l’exportation du bois brut (7000 emplois créés), l’ouverture récente du Complexe Métallurgique de Moanda pour la première phase de transformation du manganèse, de la Zone Economique Spéciale de Nkok pour attirer les investissements étrangers, le lancement de Graine pour révolutionner l’agriculture. Toutes ces décisions permettront à long terme de créer plus de 325 000 emplois. Mais déjà les investissements réalisés ont permis une augmentation significative de la croissance économique au cours de ces quatre dernières années (environ 6 % par an entre 2010 et 2014). Une croissance qui a permis au pays de supporter l’un des meilleurs préceptes de protection sociale en Afrique : la Stratégie d’Investissement Humain et de lutte contre la pauvreté. Comme tous les autres Etats pétroliers, le Gabon est frappé par la crise pétrolière. Mais minimiser ses effets est une affaire de choix, de stratégie et de programmes. Le Gabon ne s’en sort que grâce à la conjonction d’une vision politique avec des programmes économiques réalistes. L’apocalypse décrit par le grand économiste Raymond Ndong Sima, est n’ont seulement exagéré, mais la situation de l’économie mondiale ne saurait se limiter à de simples incantations et délires d’un homme dont la compétence en économie n’a jamais été prouvée, en témoignent la plupart des entreprises qu’il a gérées ont frôlé la faillite, son affaire de transport n’a pas échappé, il a fallu attendre son arrivée au gouvernement et à la primature pour voir son entreprise de transport fonctionner de nouveau. Comme quoi l’on n’applique pas ses propres conseils. C’est connu et l’ex PM en est la parfaite illustration que la critique est aisée, mais l’art est difficile.

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